Pour une randonnée en hiver, portez trois couches sur le haut du corps : un maillot en laine ou en synthétique contre la peau, une polaire, puis une veste coupe-vent et imperméable. Ajoutez un collant sous le pantalon quand il gèle, un bonnet, des gants et des chaussures montantes imperméables. Gardez dans le sac une doudoune pour les pauses, une boisson chaude et une lampe frontale.
Ce qui change selon le terrain :
| Terrain | Aux pieds | En plus |
|---|---|---|
| Sentier sans neige | Chaussures de randonnée imperméables | La tenue en trois couches suffit |
| Sentier gelé ou verglacé | Chaînes ou microcrampons enfilés sur les chaussures | Bâtons ; ces chaînes ne remplacent pas des crampons d’alpinisme |
| Sentier enneigé ou tassé | Chaussures montantes et guêtres | Bâtons à rondelles larges ; raquettes quand vous enfoncez à chaque pas |
| Neige fraîche hors sentier, pentes raides | Raquettes | Bulletin d’avalanche lu la veille ; détecteur de victimes d’avalanche (DVA), pelle et sonde, en sachant vous en servir |
Il fait plus froid au sommet qu’au parking : la température baisse d’environ 0,65 °C tous les 100 mètres de montée, et le vent refroidit encore la peau sans que le thermomètre le montre. Préparez donc votre tenue pour le point le plus haut et le plus exposé de l’itinéraire. Sur glacier ou en haute montagne, l’équipement devient plus technique : voyez le guide pour s’habiller en haute montagne.
Sommaire
Pour votre tenue, superposez trois couches fines plutôt qu’un gros manteau : vous en retirez une quand vous avez chaud, vous la remettez à la pause.
Le principe des trois couches sert toute l’année. En hiver, appliquez-le de près : un vêtement mouillé de sueur vous glace dès que l’effort s’arrête.
Veste respirante : veste imperméable dont le tissu laisse sortir une partie de la vapeur de transpiration. Le mot figure sur l’étiquette. Une veste qui ne respire pas vous mouille de l’intérieur à la montée.
Pour les jambes, un pantalon de randonnée déperlant suffit tant qu’il fait au-dessus de zéro. Sous zéro, ou dans la neige, ajoutez dessous un collant en laine ou en synthétique, et glissez un surpantalon imperméable dans le sac s’il neige ou s’il pleut. Le sous-vêtement thermique sert pour le haut comme pour le bas.
Déperlant : se dit d’un tissu traité pour que l’eau forme des gouttes et roule dessus. Il résiste à une averse ou à la neige sèche, puis finit par se mouiller sous une pluie longue.
Partez avec la veste coupe-vent et la doudoune dans le sac, même s’il fait doux au parking.
Prenez un départ à 6 °C et 1 000 mètres de montée. À raison d’environ 0,65 °C de moins tous les 100 mètres, il fait autour de 0 °C au sommet. Avec un vent de 40 km/h sur la crête, la peau nue ressent -7 °C.
Température ressentie : température que perçoit la peau nue quand le vent souffle. Elle est plus basse que celle du thermomètre, car le vent emporte la chaleur du corps plus vite.
Un écart de cette taille se produit lors d’une sortie ordinaire, sans tempête. Enfilez la veste avant d’arriver sur la crête et couvrez le cou et le visage dès que le vent forcit.
Par grand froid, le risque change de nature. Selon Environnement Canada, à partir de -28 °C ressentis, la peau exposée peut geler en 10 à 30 minutes. Dans ces conditions, gardez gants et tour de cou en place et ne laissez aucune partie du visage à l’air.
Emportez deux paires de gants et un bonnet, même par beau temps.
Guêtre : manchon de tissu imperméable qui couvre le haut de la chaussure et le bas de la jambe. Un crochet le fixe aux lacets et une sangle passe sous la semelle.
Prévoyez dans votre équipement de randonnée d’hiver de quoi rester une heure de plus dehors : une couche chaude, une boisson chaude et une lampe.
Avant de partir, renseignez-vous sur la météo et les conditions de l’itinéraire, et donnez votre itinéraire prévu à un proche.
Selon la neige, ajoutez des raquettes et des bâtons munis de rondelles larges, sans lesquelles la pointe s’enfonce. Hors sentier dans la neige fraîche, le DVA, la pelle et la sonde ne servent que si vous savez les manier ; la veille, lisez le bulletin d’avalanche (BERA) de votre massif. Pour une nuit dehors, le matériel de couchage est détaillé dans le guide du bivouac en hiver.
Le reste du matériel, valable en toute saison, figure dans le guide complet de l’équipement de randonnée.
DVA (détecteur de victimes d’avalanche) : boîtier porté sur soi qui émet un signal et permet aux compagnons de retrouver une personne ensevelie. Il ne sert qu’avec une pelle, une sonde et un entraînement.
Partez en ayant un peu froid : la montée vous réchauffe vite.
À la montée, ouvrez la veste ou retirez la polaire dès que vous sentez la chaleur venir. La sueur mouille la couche de base, et ce maillot humide vous refroidit à la première pause.
À l’arrêt, enfilez la doudoune tout de suite, avant de vous asseoir. Choisissez un endroit au soleil et à l’abri du vent, et asseyez-vous sur votre sac plutôt que sur la neige.
Surveillez aussi vos compagnons. Des frissons, des doigts engourdis qui rendent maladroit, une parole hachée ou une perte d’attention sont, selon l’Assurance Maladie, des signes d’hypothermie, un refroidissement du corps : mettez la personne à l’abri, couvrez-la et appelez le 112 pour alerter les secours. Ne lui donnez pas d’alcool et ne massez pas sa peau.
Superposez trois couches : un maillot en laine ou en synthétique, une polaire, puis une veste coupe-vent. Couvrez la tête, le cou et les mains, et portez des chaussettes en laine dans des chaussures qui ne serrent pas. Évitez le coton contre la peau, qui reste humide. En randonnée, gardez une doudoune dans le sac pour les arrêts, quand le corps ne produit plus de chaleur par l’effort.
En hiver, choisissez un pantalon de randonnée déperlant, souple et assez ample pour porter un collant dessous quand il gèle. Dans la neige ou sous la pluie, ajoutez un surpantalon imperméable ; avec des fermetures sur les côtés, il s’enfile sans retirer les chaussures. Évitez le jean : le coton absorbe l’eau et sèche mal.
Oui, à condition de porter une veste coupe-vent par-dessus, car le vent traverse la maille d’une polaire. Pendant la marche, elle garde la chaleur tout en laissant passer la transpiration. Aux pauses, une doudoune retient mieux la chaleur : gardez-en une dans le sac pour les arrêts.
La doudoune isole : son garnissage en duvet ou en fibres synthétiques retient l’air chaud, ce qui la rend utile aux pauses. La softshell est une veste en tissu extensible, coupe-vent et déperlante, faite pour l’effort. Elle protège du vent en laissant passer la transpiration, mais tient peu chaud quand vous êtes immobile.
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Crédits photo : crête enneigée, randonneur en doudoune et randonneur de dos © Carnets d’Aventures ; pause en-cas © Focus Outdoor.
Page mise à jour le 26 octobre 2026.